sábado, 20 de fevereiro de 2021

Marche des Volontaires: hymne chinois


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Je vous présente aujourd’hui l’hymne national du pays le plus peuplé du monde, qui a actuellement la deuxième économie la plus grande de la planète. Le titre originel de la chanson est La Marche des Volontaires (Yìyǒngjūn Jìnxíngqǔ, 义勇军进行曲), dont les paroles ont été écrites en 1934 par Tian Han et la musique a été composée en 1935 par Nie Er. L’hymne avait déjà été adopté peu avant la victoire finale de la révolution communiste, mais il a subi un long processus légal avant de devenir finalement officiel.

Au 20e siècle, la Chine a changé trop souvent d’hymne national : depuis 1911, encore sous la monarchie, quand la dynastie Qing a adopté le premier hymne national, la Chine continentale a eu sept hymnes nationaux, officiels ou pas, originels ou peu modifiés ! La république a été proclamée le 1er janvier 1912, et depuis lors le pays n’a pas connu de gouvernement uni et fort, car la plupart du territoire était contrôlée par les soi-disant “seigneurs de la guerre”. L’un d’eux était Jiang Jieshi, plus connu comme Chiang Kai-shek, qui commandait le mouvement nationaliste Guomindang, ou Parti national populaire, depuis la seconde moitié des années 1920, et a alors commencé à commander de facto la Chine et entamé la guerre civile contre les communistes. En 1928 le Guomindang a adopté Trois principes du peuple comme l’hymne national, jusqu’à présent utilisé à Taïwan, officiellement la “République de Chine” non reconnue par les communistes de Pékin.

Le poète et dramaturge Tian Han (1898-1968) a écrit les paroles en 1934, d’abord comme un poème dramatique, mais en 1935 le musicien Nie Er (né Nie Shouxin, 1912-1935) leur a composé une mélodie pour que la chanson soit jouée dans le film patriotique Children of Troubled Times. Le gouvernement communiste provisoire de Chine a adopté la chanson déjà le 27 septembre 1949 de façon transitoire, jusqu’au jour où l’hymne a enfin été enfin ratifié le 4 décembre 1982. Il n’a entré dans la Constitution que lors de la révision que ce texte légal a subie le 14 mars 2004, et enfin son usage a été reglé le 1er octobre 2017. Bien que l’hymne soit plus connu en Occident comme La Marche des Volontaires, la traduction littérale de son titre en chinois est Armée vertueuse et courageuse en allusion à la guerre civile des communistes contre le Guomindang et l’invasion et occupation japonaises dans les années 1930 et 1940. Les armées de Mao et Jiang ont combattu ensemble le Japon, mais la chanson n’a jamais été populaire chez les nationalistes.

Curieusement, Tian Han a été arrêté en 1966, quand débutait la “Révolution” culturelle en Chine, à cause d’une pièce (de 1961 !) réputée “venimeuse” par le gouvernement, et a fini par mourir en prison en 1968. De 1966 à 1970, la chanson communiste Dōngfāng Hóng (东方红, L’Orient est rouge) a été utilisée comme hymne national non officiel, jusqu’au moment où La Marche des Volontaires est revenue à être utilisée, mais sans paroles. En 1978, de nouvelles paroles ont été adoptées, avec mentions à Mao, au Parti communiste et à la Longue marche, mais en 1982 les paroles originelles, que vous lisez sur la vidéo, ont été reprises lors de l’adoption de politiques libéralisantes par Deng Xiaoping. La Marche des Volontaires diffère des hymnes précédents en ce qu’ils ont été écrits en chinois populaire, et non pas dans la langue classique ancienne.

J’ai téléchargé de cette page la vidéo qui semble être l’ouverture du programme TV. Moi-même ai fait les sous-titres, mais j’ai copié la traduction de la Wikipédia. Paroles en chinois dans les caractères traditionnels et simplifiés et dans la translitération pinyin, et traduction :


Chinois simplifié :
起来!不愿做奴隶的人们!
把我们的血肉,
筑成我们新的长城!
中华民族到了最危险的时候,
每个人被迫着发出最后的吼声。
起来!起来!起来!
我们万众一心,
冒着敌人的炮火,前进!
冒着敌人的炮火,前进!
前进!前进!进!

Chinois traditionnel :
起來!不願做奴隸的人們!
把我們的血肉,
築成我們新的長城!
中華民族到了最危險的時候,
每個人被迫著發出最後的吼聲。
起來!起來!起來!
我們萬衆一心,
冒著敵人的炮火,前進!
冒著敵人的炮火,前進!
前進!前進!進!

Translitération pinyin :
Qǐlai! Bùyuàn zuò núlì de rénmen!
Bǎ wǒmen de xuèròu,
Zhúchéng wǒmen xīn de chángchéng!
Zhōnghuá mínzú dàole zuì wēixiǎn de shíhou.
Měi ge rén bèi pòzhe fāchū zuìhòu de hǒushēng.
Qǐlai! Qǐlai! Qǐlai!
Wǒmen wànzhòngyīxīn,
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Qiánjìn! Qiánjìn! Jìn!

Traduction française :
Debout ! Les gens qui ne veulent plus être des esclaves !
C’est avec notre chair que nous bâtirons
      [notre nouvelle Grande Muraille !
La Nation connaît son plus grand danger,
Chacun doit pousser un dernier cri.
Debout ! Debout ! Debout !
Nous, qui ne faisons plus qu’un,
Bravons les tirs ennemis, marchons !
Bravons les tirs ennemis, marchons !
Marchons ! Marchons ! Marchons !




quinta-feira, 18 de fevereiro de 2021

Hymne national de Grèce depuis 1865


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Je vous présente la chanson utilisée à présent comme l’Hymne national de Grèce (République hellénique): Ύμνος εις την Ελευθερίαν (Ýmnos eis tin Eleftherían), L’Hymne à la Liberté. Les paroles ont été écrites comme un poème par Dionýsios Solomós en 1823 et elles ont reçu une musique par Nikólaos Mántzaros en 1828. Elle a été adoptée comme l’hymne de la Grèce indépendante (Elláda) en 1865, et comme l’hymne de la partie grecque de l’ile de Chypre en 1966. Le poème original est beaucoup plus long (158 couplets au tout), et seulement la première partie est utilisée dans l’hymne.

Solomós (1798-1857) est né dans l’ile de Zante et s’est inspiré de la lutte pour l’indépendance que la Grèce a arrachée en 1821 à l’Empire ottoman. En 1824 le roi Georges 1er a décrété le poème comme hymne national, présenté dans sa version courte avec deux couplets. Mántzaros (1795-1873) est né dans l’ile de Corfou, en mer Ionienne, et a étudié la musique en Italie pendant plusieurs années. Seulement en 1865 l’hymne a été officialisé, avec les 24 premiers couplets du poème, bien qu’on n’en joue que les deux premiers lors d’évènements officiels.

J’ai téléchargé de cette vidéo l’audio chanté, et le morceau avec l’hymne instrumental se trouve dans cette vidéo. Montage à trois sous-titres : dans l’orthographe grecque moderne, dans la translitération la plus courante et dans la traduction en français. Lisez ci-dessous les paroles en grec dans l’orthographe moderne et dans l’orthographe “polytonique” utilisée jusqu’en 1982 (2) :


1) Σε γνωρίζω από την κόψη
του σπαθιού την τρομερή,
σε γνωρίζω από την όψη
που με βία μετράει τη γη.

Απ’ τα κόκαλα βγαλμένη
των Ελλήνων τα ιερά,
και σαν πρώτα ανδρειωμένη,
χαίρε, ω χαίρε, Ελευθεριά!

2) Σὲ γνωρίζω ἀπὸ τὴν κόψι
τοῦ σπαθιοῦ τὴν τρομερή,
σὲ γνωρίζω ἀπὸ τὴν ὄψι,
ποὺ μὲ βιά μετράει τὴν γῆ.

Ἀπ’ τὰ κόκκαλα βγαλμένη
τῶν Ἑλλήνων τὰ ἱερά,
καὶ σὰν πρῶτα ἀνδρειωμένη,
χαῖρε, ὢ χαῖρε, Ἐλευθεριά!

____________________


Je te reconnais au tranchant
De ton glaive redoutable ;
Je te reconnais à ce regard
Rapide, dont tu mesures la terre.

Sortie des ossements
Sacrés des Hellènes,
Et forte de ton antique courage,
Je te salue, je te salue, ô Liberté !

terça-feira, 16 de fevereiro de 2021

National Anthem of Greece since 1865


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This is the song currently used as the national anthem of Greece (Hellenic Republic): Ύμνος εις την Ελευθερίαν (Ýmnos eis tin Eleftherían), the Hymn to Liberty or Hymn to Freedom. The lyrics were written as a poem by Dionýsios Solomós in 1823 and they received a melody by Nikólaos Mántzaros in 1828. It was adopted as the anthem of the independent Greece (“Elláda”) in 1865, and as the anthem of the Greek part of the island of Cyprus in 1966. The original poem is much longer (158 stanzas in total), and only its first part is used as the anthem.

Solomós (1798-1857) was born in the island of Zante and was inspired by the fight for independence, finnaly obtained by Greece in 1821 from the Ottoman Empire. In 1824 the king George I decreed the poem as the national anthem, displayed in its short version with two stanzas. Mántzaros (1795-1873) was born in the island of Corfu, in the Ionian Sea, and studied music in Italy for many years. Only in 1865 the anthem was officialized, with the first 24 stanzas of the poem, although only the two first ones are played in official events.

I downloaded from this video the audio with singers. The video with the instrumental version is here. My video has three subtitles: in the modern Greek spelling, in one of the many ways of transliterating, and in English translation. Read below the lyrics in the modern Greek spelling (1) and in the “polytonic” spelling, official until 1982 (2):



1) Σε γνωρίζω από την κόψη
του σπαθιού την τρομερή,
σε γνωρίζω από την όψη
που με βία μετράει τη γη.

Απ’ τα κόκαλα βγαλμένη
των Ελλήνων τα ιερά,
και σαν πρώτα ανδρειωμένη,
χαίρε, ω χαίρε, Ελευθεριά!

2) Σὲ γνωρίζω ἀπὸ τὴν κόψι
τοῦ σπαθιοῦ τὴν τρομερή,
σὲ γνωρίζω ἀπὸ τὴν ὄψι,
ποὺ μὲ βιά μετράει τὴν γῆ.

Ἀπ’ τὰ κόκκαλα βγαλμένη
τῶν Ἑλλήνων τὰ ἱερά,
καὶ σὰν πρῶτα ἀνδρειωμένη,
χαῖρε, ὢ χαῖρε, Ἐλευθεριά!

____________________

I recognize you by the fearsome
Sharpness of the sword,
I recognize you by your face
That hastefully defines the land.
[i.e. the land’s borders]

From the sacred bones,
Of the Hellenes arisen,
And valiant as you once were,
Hail, o hail, Liberty!

domingo, 14 de fevereiro de 2021

Димитров: Моя страна, моя Болгария


Короткая ссылка: fishuk.cc/moiastrana-ru


Этот болгарский певец был одним из более знаменитых в своей стране, особенно в 1970-х и 1980-х годах: Эмил (Емил) Димитров, рожденный в 1940 г. в городе Плевен и умерший в 2005 г. в столице Софья. Эта патриотическая песня, его самый важный успех, называется “Моя страна, моя България” (Моя страна, моя Болгария), записанная в 1970 г. в альбоме “Поет Эмил Димитров”. Димитров сам сложил музыку, Васил Андреев написал слова и Митко Штерев был дирижером. Песню считают тоже “Болгарской Песней 20-го века” или вроде “Неофициальным госгимном Болгарии”.

“Моя страна...” была впервые написана на французком языке, с совсем другим текстом. Французский текст написала певица Ману Роблен (Manou Roblin). Болгарская версия тоже стал успехом, но цензура ее запретила из-за “буржуазной влиянии и намеков на эмиграцию”. После несколько лет, Димитров рассказал, что цензура неправильно понял фразу “Я вернусь” как намек на эмиграцию, но в посткоммунистических годах песня снова распростанилась и многие певцы ее записывали.

Эмил Димитров продал 65 миллионов альбомов во всем мире (40 миллионов из них только в СССР и в коммунистической Европе), больше, чем все другие болгарсие певцы. Сын – Эмил Димитров, рожденный в 1970 г. Димитров перестал карьеру в 1999 г. из-за последствий инсульта.

Для первого видео, с двухязычными субтитрами, здесь находится аудио с лучшим качеством, но есть и другой канал, посвещенный Димитрову. На втором видео, редкий концерт Эмила Димитрова в 1970 году. На третьем видео, Иосиф Кобзон и болгарский певец Филипп Киркоров поют 14 сентября 2012 г.: красивый юбилейный спектакль был передан каналом Россия 1, посвещенный 75-ому дню рождения Кобзона. Этот русский перевод находится в Википедии, но для всех видео я сделал некоторые изменения. Читайте оригинальные слова на болгарском языке, перевод на русский и, как бонус, английский перевод песни:




1. Колко нощи аз не спах,
Колко друми извървях –
Да се върна.
Колко песни аз изпях,
Колко мъка изживях –
Да се върна.
В мойта хубава страна
Майка, татко и жена
Да прегърна.
Там под родното небе
Чака моето дете
Да се върна.

Припев:
Моя страна, моя България,
Моя любов, моя България.
Моя тъга, моя България,
При теб ме връща вечно любовта.

2. Даже нейде по света,
Неизвестен да умра,
Ще се върна.
В мойта хубава страна
И тревата, и пръстта
Да прегърна.
Нека стана стръкче цвят,
Нека вятъра познат
Ме прегърне.
Нека родните поля
Да ме срещнат с песента,
Щом се върна.

(Припев)

Моя страна, моя България,
Моя прекрасна страна,
Ще се върна.

____________________


1. Сколько ночей я не спал,
Сколько прошёл дорог –
Я хотел бы вернуться.
Сколько песен я спел,
Сколько мучений претерпел –
Я хотел бы вернуться.
В моей красивой стране
Мать, отца и жену
Я хотел бы обнять.
Там, под родным небом,
Мой ребёнок ждёт,
Когда я вернусь.

Припев:
Моя страна, моя Болгария,
Моя любовь, моя Болгария,
Моя печаль, моя Болгария,
К тебе меня всегда возвращает любовь.

2. Даже если на свете
Где-то неизвестным умру,
Я вернусь.
В моей красивой стране
И траву, и землю
Я хотел бы обнять.
Пусть станет стебелёк цветком,
Пусть знакомый ветер
Меня обнимет.
Пусть родные поля
Встретят меня с песней,
Когда я вернусь.

(Припев)

Моя страна, моя Болгария,
Моя прекрасная страна,
Я вернусь.

____________________


1. I didn’t sleep so many nights
I walked so many roads
I must come back
I sang so many songs
I suffered so many torments
I must come back
In my beautiful country
Mother, father and wife
I must embrace
There, under my native sky
My child is waiting
For my return

Chorus:
My country, my Bulgaria
My love, my Bulgaria
My sadness, my Bulgaria
Love always brings me back to you

2. Even if I die unknown
Elsewhere in the world
I’ll come back
In my beautiful country
The grass and the earth
I must embrace
May I become a flower blade
May the familiar wind
Embrace me
May my native fields
Meet me with the song
As soon as I come back

(Chorus)

My country, my Bulgaria
My wonderful country
I’ll come back


Кобзон, в начале ролика: “Конечно, я ещё не могу не вспомнить мою любимую страну, Болгарию, куда я впервые выехал из Москвы, впервые побывал за границей, и побывал в семье родных людей. И, конечно, очень рад, что у нас появился свой болгарин, Филипп Киркоров.”

Киркоров, в конце ролика: “Никакого болгарского слова, чтобы выразить благодарность, восхищение за то, что Вы сделали для всей музыки нашей страны, и взрастили мой вкус, и сегодня сделали так, что я имею честь и право выступать на Вашем юбилее. Спасибо Вам большое. С днём рождения!” А Кобзон: “Спасибо, Филипп Киркоров!”


sexta-feira, 12 de fevereiro de 2021

Emil Dimitrov: “Mon pays, ma Bulgarie”


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Aujourd’hui je vous présente un des chanteurs bulgares les plus célèbres dans son pays, qui a été un star dans les années 60, 70 et 80 : Emil Dimitrov, né en 1940 dans la ville de Pleven et mort en 2005 dans la capitale Sofia. Cette chanson, considérée son plus grand hit et presque un “hymne national non-officiel de Bulgarie”, s’appelle “Моя страна, моя България” (Moia strana, moia Bâlgaria), Mon pays, ma Bulgarie, lancée en 1970 dans son album Chante Emil Dimitrov. Dimitrov même en a fait la mélodie, Vasil Andreev en a écrit les paroles et Mitko Shterev a dirigé et arrangé l’orchestre. On l’appelle aussi “La chanson bulgare du 20e siècle”.

Moia strana... a été d’abord lancée en français, en France, où elle est devenue un hit sous le nom Monica, mais avec de tout autres paroles. Ce texte a été écrit, d’après Wikipédia, par la chanteuse et parolière française Manou Roblin (n. 1944). La version bulgare a connu un succès rapide, mais la censure du régime communiste l’a bientôt interdite, sous l’accusation d’avoir “de l’influence bourgeoise et des allusions à l’émigration”. Dimitrov raconterait plus tard que cette allusion aurait été mal interprétée dans la phrase “Je retournerai”, et dans un concours national il y aurait même eu un changement des règles pour que Moia strana... ne gagnait pas. Toutefois, fini le communisme, la chanson retrouverait la célébrité d’avant et serait enregistrée de nouveau par Dimitrov et beaucoup d’autres chanteurs.

Emil Dimitrov a été le chanteur bulgare le plus réussi dans l’histoire nationale, avec 65 millions d’albums vendus dans le monde entier, dont 40 millions seulement dans l’URSS et les pays communistes d’Europe. Il a été le premier artiste en Bulgarie à introduire des thèmes folkloriques dans la chanson populaire. Il a longtemps vécu en France, où il a enregistré plusieurs chansons en français, et a chanté en bulgare plusieurs hits étrangers célèbres, comme Datemi un martello et Melody Lady. Il s’est marié deux fois et son seul fils s’appelle aussi Emil Dimitrov (n. 1970). Il a subi un AVC en 1999, ce qui a brisé sa carrière après l’avoir limité la parole et les mouvements et dont les conséquences le feraient mourir en 2005. Sa dernière apparition publique, en chaise roulante, s’est passée lors d’un grand show en son hommage, en 2002.

Moi-même ai traduit cette chanson vers le français, et même si je n’ai trouvé que la traduction du premier couplet et du refrain sur la Wikipédia française, je leur ai apporté quelques corrections, et j’ai traduit tout le deuxième couplet. Quand nécessaire, j’ai fait aussi des comparaisons avec les traductions russe et anglaise sur Wikipédia et avec l’original bulgare. J’ai utilisé mon propre système de transliteration de l’alphabet cyrillique vers le latin et employé la combinaison “â” pour transcrire la voyelle “Ъ”, même si d’habitude je ne le fais pas.

Pour la première vidéo, avec des sous-titres bilingues, cette audio est la meilleure que j’ai pu trouver, bien qu’il y aille une chaine toute dédiée à Emil Dimitrov. Dans la deuxième vidéo, un rare spectacle en direct d’Emil Dimitrov en 1970. Dans la troisième vidéo, le chanteur russe Iosif Kobzon, appelé parfois “le Frank Sinatra soviétique”, et l’artiste bulgare Filip Kirkorov. Le beau spectacle a été une émission de la chaine Rossia 1, le 14 septembre 2012, pour célébrer l’anniversaire de 75 ans de Kobzon.




1. Колко нощи аз не спах,
Колко друми извървях –
Да се върна.
Колко песни аз изпях,
Колко мъка изживях –
Да се върна.
В мойта хубава страна
Майка, татко и жена
Да прегърна.
Там под родното небе
Чака моето дете
Да се върна.

1. Kolko noshti az ne spakh,
Kolko drumi izvârviakh –
Da se vârna.
Kolko pesni az izpiakh,
Kolko mâka izzhiviakh –
Da se vârna.
V moita khubava strana
Maika, tatko i zhena
Da pregârna.
Tam pod rodnoto nebe
Chaka moeto dete
Da se vârna.

Припев:
Моя страна, моя България,
Моя любов, моя България.
Моя тъга, моя България,
При теб ме връща вечно любовта.

Pripev:
Moia strana, moia Bâlgaria,
Moia liubov, moia Bâlgaria.
Moia tâga, moia Bâlgaria,
Pri teb me vrâshta vechno liubovta.

2. Даже нейде по света,
Неизвестен да умра,
Ще се върна.
В мойта хубава страна
И тревата, и пръстта
Да прегърна.
Нека стана стръкче цвят,
Нека вятъра познат
Ме прегърне.
Нека родните поля
Да ме срещнат с песента,
Щом се върна.

2. Dazhe neide po sveta,
Neizvesten da umra,
Shte se vârna.
V moita khubava strana
I trevata, i prâstta
Da pregârna.
Neka stana strâkche tsviat,
Neka viatâra poznat
Me pregârne.
Neka rodnite polia
Da me sreshtnat s pesenta,
Shtom se vârna.

(Pripev)

Моя страна, моя България,
Моя прекрасна страна,
Ще се върна.

Moia strana, moia Bâlgaria,
Moia prekrasna strana,
Shte se vârna.

____________________


1. Je n’ai pas dormi tant de nuits
J’ai parcouru tant de chemins
J’ai besoin de retourner
J’ai chanté tant de chansons
J’ai supporté tant de peine
J’ai besoin de retourner
Dans mon beau pays
Mère, père et femme
Je veux serrer dans mes bras
Là, sous mon ciel natal
Mon enfant attend
Que je revienne

Refrain:
Mon pays, ma Bulgarie
Mon amour, ma Bulgarie
Ma tristesse, ma Bulgarie
L’amour me ramène toujours vers toi

2. Même si dans le monde
Je meurs inconnu
Je retournerai
Dans mon beau pays
Et l’herbe, et la terre
Je veux serrer dans mes bras
Que je devienne un limbe de fleur
Que le vent familier
Me serre dans ses bras
Que mes champs nataux
Me retrouvent avec la chanson
Quand je retournerai

(Refrain)

Mon pays, ma Bulgarie
Mon pays merveilleux
Je retournerai


Kobzon dit au début: “Конечно, я ещё не могу не вспомнить мою любимую страну, Болгарию, куда я впервые выехал из Москвы, впервые побывал за границей, и побывал в семье родных людей. И, конечно, очень рад, что у нас появился свой болгарин, Филипп Киркоров.” (Bien sûr, je ne peux pas oublier mon pays préféré, la Bulgarie, mon premier séjour à l’étranger après être sorti de Moscou, chez une famille de gens estimés. Et, bien sûr, je suis très heureux qu’ a apparu parmi nous un Bulgare amical, Filip Kirkorov.)

Kirkorov dit à la fin: “Никакого болгарского слова, чтобы выразить благодарность, восхищение за то, что Вы сделали для всей музыки нашей страны, и взрастили мой вкус, и сегодня сделали так, что я имею честь и право выступать на Вашем юбилее. Спасибо Вам большое. С днём рождения!” (Aucun mot en bulgare ne peut exprimer ma gratitude et admiration pour ce que vous avez fait pour toute la musique de notre pays, pour avoir éduqué mon gout musical, et maintenant pour m’avoir donné l’honneur et le droit de chanter dans votre jubilé. Merci beaucoup. Bon anniversaire !) Kobzon: “Спасибо, Филипп Киркоров!” (Merci, Filip Kirkorov !)


quarta-feira, 10 de fevereiro de 2021

National Anthem of China since 1982


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This is the Chinese patriotic song March of the Volunteers (Yìyǒngjūn Jìnxíngqǔ, 义勇军进行曲), used today as the national anthem of the People’s Republic of China (communist). Lyrics by Tian Han (1934) and music by Nie Er (1935). English translation from Wikisource. Source video from YouTube.

Since 1911, when China was still a monarchy and the Qing dynasty adopted the first national anthem, the country (excluding Taiwan) has had seven national anthems, officially or not! In 1928, Jiang Jieshi’s (Chiang Kai-shek) Guomindang/People’s National Party, government adopted Three Principles of the People as the national anthem, still today used in Taiwan, the “Republic of China” not recognized by the Communists in Beijing. Tian Han (1898-1968) wrote the lyrics in 1934, originally as a dramatic poem, but in 1935 Nie Er (born Nie Shouxin, 1912-1935) composed a music to it, in order to make a song to the patriotic movie Children of Troubled Times.

The provisional government of China adopted temporarily this song still on 27 September 1949, until the anthem was finally officialized on 4 December 1982. It would be mentioned in the Constitution only after 14 March 2004, and its use was regulated on 1 October 2017. Although the best known title of the song in the West is March of the Volunteers, its litteral translation from Chinese is Righteous and Brave Army, a reference to the civil war between the Communist Party and the Guomindang, and to the Japanese invasion and occupation (1930’s and 1940’s). Mao’s and Jiang’s armies fighted Japan together, but the song never became popular among the nationalists.

Ironically, Tian Han was arrested in 1966 and died in prison in 1968. From 1966 to 1970, the communist song The East Is Red (Dōngfāng Hóng, 东方红) was used as a non-official national anthem, until the March of the Volunteers was again adopted, but without lyrics. In 1978 new lyrics were adopted, with references to Mao, the Communist Party and the Long March, but in 1982 the original lyrics (on the video) were restored during Deng Xiaoping’s reforms. The March of the Volunteers differs from the precedent anthems in having been written in popular Chinese, and not in the old classical language.

Simplified Chinese:
起来!不愿做奴隶的人们!
把我们的血肉,
筑成我们新的长城!
中华民族到了最危险的时候,
每个人被迫着发出最后的吼声。
起来!起来!起来!
我们万众一心,
冒着敌人的炮火,前进!
冒着敌人的炮火,前进!
前进!前进!进!

Traditional Chinese:
起來!不願做奴隸的人們!
把我們的血肉,
築成我們新的長城!
中華民族到了最危險的時候,
每個人被迫著發出最後的吼聲。
起來!起來!起來!
我們萬衆一心,
冒著敵人的炮火,前進!
冒著敵人的炮火,前進!
前進!前進!進!

Pinyin transliteration:
Qǐlai! Bùyuàn zuò núlì de rénmen!
Bǎ wǒmen de xuèròu,
Zhúchéng wǒmen xīn de chángchéng!
Zhōnghuá mínzú dàole zuì wēixiǎn de shíhou.
Měi ge rén bèi pòzhe fāchū zuìhòu de hǒushēng.
Qǐlai! Qǐlai! Qǐlai!
Wǒmen wànzhòngyīxīn,
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Qiánjìn! Qiánjìn! Jìn!

English translation from Wikisource:
Arise, ye who refuse to be slaves!
With our flesh and blood, let us build a new Great Wall!
As China faces its greatest peril
From each one the urgent call to action comes forth.
Arise! Arise! Arise!
Millions of but one heart
Braving the enemies’ fire! March on!
Braving the enemies’ fire! March on!
March on! March, march on!



segunda-feira, 8 de fevereiro de 2021

E. Dimitrov: “My Country, My Bulgaria”


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This is the English translation of the famous Emil Dimitrov’s song “Моя страна, моя България” (Moia straná, moia Balgaria), My Country, My Bulgaria, released in 1970 on the album Emil Dimitrov sings. The music was composed by Dimitrov himself, the lyrics were written by Vasil Andreev, and the arrangement was made by Mitko Shterev. The song is also know as “The Bulgarian Song of the 20th Century”.

I took this translation from Wikipedia, but I also changed it in some points. This is the best audio record I could find, but there is also another channel dedicated to Emil Dimitrov (1940-2005). On transliteration from the Cyrillic alphabet: 1) This is my own system, although designed primarily for Portuguese readers; 2) The vowel “Ъ” is transliterated by “a”, but in stressed syllables by “â” with a circumflex; 3) The acute is put on stressed vowels that appear in the absolute end of a word. Therefore you can find some feminine words finished in consonant that take the postponed definite article and are pronounced like this: liubov/liubovtá (love/the love), prast/prasttá (earth/the earth), and pesen/pesentá (song/the song).

In the second video, Emil Dimitrov appears on a rare live footage during a show in 1970. In the third video, the singers Iosif Kobzon (Russia), known as “Soviet Frank Sinatra”, and Filip Kirkorov (Bulgaria), are celebrating Kobzon’s 75th birthday during a show on September 14, 2012, broadcast by the Russian TV channel Rossiya 1:




1. Колко нощи аз не спах,
Колко друми извървях –
Да се върна.
Колко песни аз изпях,
Колко мъка изживях –
Да се върна.
В мойта хубава страна
Майка, татко и жена
Да прегърна.
Там под родното небе
Чака моето дете
Да се върна.

1. Kolko noshti az ne spakh,
Kolko drumi izvarviakh –
Da se vârna.
Kolko pesni az izpiakh,
Kolko mâka izzhiviakh –
Da se vârna.
V moita khubava straná
Maika, tatko i zhená
Da pregârna.
Tam pod rodnoto nebé
Chaka moeto deté
Da se vârna.

Припев:
Моя страна, моя България,
Моя любов, моя България.
Моя тъга, моя България,
При теб ме връща вечно любовта.

Pripev:
Moia straná, moia Balgaria,
Moia liubov, moia Balgaria.
Moia tagá, moia Balgaria,
Pri teb me vrâshta vechno liubovtá.

2. Даже нейде по света,
Неизвестен да умра,
Ще се върна.
В мойта хубава страна
И тревата, и пръстта
Да прегърна.
Нека стана стръкче цвят,
Нека вятъра познат
Ме прегърне.
Нека родните поля
Да ме срещнат с песента,
Щом се върна.

2. Dazhe neide po svetá,
Neizvesten da umrá,
Shte se vârna.
V moita khubava straná
I trevata, i prasttá
Da pregârna.
Neka stana strâkche tsviat,
Neka viatara poznat
Me pregârne.
Neka rodnite poliá
Da me sreshtnat s pesentá,
Shtom se vârna.

(Pripev)

Моя страна, моя България,
Моя прекрасна страна,
Ще се върна.

Moia straná, moia Balgaria,
Moia prekrasna straná,
Shte se vârna.

____________________


1. I didn’t sleep so many nights
I walked so many roads
I must come back
I sang so many songs
I suffered so many torments
I must come back
In my beautiful country
Mother, father and wife
I must embrace
There, under my native sky
My child is waiting
For my return

Chorus:
My country, my Bulgaria
My love, my Bulgaria
My sadness, my Bulgaria
Love always brings me back to you

2. Even if I die unknown
Elsewhere in the world
I’ll come back
In my beautiful country
The grass and the earth
I must embrace
May I become a flower blade
May the familiar wind
Embrace me
May my native fields
Meet me with the song
As soon as I come back

(Chorus)

My country, my Bulgaria
My wonderful country
I’ll come back


Kobzon said at the beginning: “Конечно, я ещё не могу не вспомнить мою любимую страну, Болгарию, куда я впервые выехал из Москвы, впервые побывал за границей, и побывал в семье родных людей. И, конечно, очень рад, что у нас появился свой болгарин, Филипп Киркоров.” (Of course, I can’t forget my favorite country, Bulgaria, where I traveled for the first time abroad from Moscow, and where I stayed wih a family of lovely people. And of course, I’m very glad that among us a friendly Bulgarian has appeared, Filip Kirkorov.)

Kirkorov said at the end: “Никакого болгарского слова, чтобы выразить благодарность, восхищение за то, что Вы сделали для всей музыки нашей страны, и взрастили мой вкус, и сегодня сделали так, что я имею честь и право выступать на Вашем юбилее. Спасибо Вам большое. С днём рождения!” (There’s no Bulgarin word that could express my gratitude and admiration for all you’ve made for the music of our country, for having educated my taste, and now for having given me the honor and right to sing in your jubilee. Thank you very much, happy birthday!) Kobzon: “Спасибо, Филипп Киркоров!” (Thank you, Filip Kirkorov!)


sábado, 6 de fevereiro de 2021

E. Dimitrov: “Meu país, minha Bulgária”


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Novamente estou ampliando o repertório de países eslavos, trazendo um cantor búlgaro considerado um dos maiores de seu país, que fez grande sucesso nas décadas de 1960 a 1980. Emil Dimitrov nasceu em 1940 na cidade de Pleven e faleceu em 2005 na capital Sófia. Esta canção, considerada seu maior hit e uma espécie de hino nacional não oficial da Bulgária, se chama “Моя страна, моя България” (Moia straná, moia Balgaria), Meu país, minha Bulgária, lançada em 1970 no álbum Canta Emil Dimitrov. A melodia é do próprio Dimitrov, a letra é de Vasil Andreev, e os arranjos e regência são de Mitko Shterev. A música também é conhecida como “A canção búlgara do século 20”.

Moia straná... foi lançada inicialmente em francês, na França, onde se tornou um hit sob o nome Monica, mas com uma letra toda diferente. Esse texto foi escrito pela cantora e letrista francesa Manou Roblin (n. 1944), segundo o verbete a ela dedicado na Wikipédia em francês. A versão búlgara chegou inicialmente a fazer sucesso, mas logo a censura do então regime comunista a proibiu, alegando ter “influência burguesa e referências à emigração”. Dimitrov contaria mais tarde que essa referência teria sido mal interpretada na frase “Eu vou voltar”, enquanto num concurso nacional chegou a haver até uma mudança de regras pra que Moia straná... não ganhasse. Contudo, findo o comunismo, a canção retomaria a notoriedade e receberia várias outras gravações, de Dimitrov e vários outros cantores.

Emil Dimitrov seria o artista búlgaro mais vendido da história nacional, com 65 milhões de discos vendidos no mundo inteiro, 40 milhões deles apenas na antiga URSS e nos países comunistas europeus. Foi o primeiro cantor a introduzir na Bulgária temas folclóricos às canções populares. Passou vários anos na França, onde gravou várias músicas em francês, e cantou em búlgaro vários hits mundiais famosos, como Datemi un martello e Melody Lady, conhecido no Brasil em versão de Sidney Magal. Casou-se duas vezes, tendo inclusive se casado novamente em 2000 com a mesma mulher de quem tinha se separado em 1991, e seu único filho também se chama Emil Dimitrov (n. 1970). Sofreu um derrame em 1999, que interrompeu sua carreira após limitar sua fala e movimentos e de cujas consequências morreria em 2005. Sua última aparição pública, em cadeira de rodas, foi num grande show em sua homenagem, em 2002.

Eu mesmo fiz a tradução pro português, embora usando quase sempre as versões em russo, inglês e (apenas parte 1 e refrão) francês da Wikipédia, mas cotejando com o original búlgaro quando necessário. No primeiro vídeo, que tem legendas bilíngues, este áudio foi o melhor que achei, embora também haja um rico canal todo dedicado a Emil Dimitrov. Notas sobre a transliteração do cirílico: 1) Eu uso meu próprio sistema que abrange cinco idiomas diferentes; 2) Transliterei a vogal gutural “Ъ” como “a”, mas em sílabas tônicas “â” com circunflexo, pra aumentar a clareza; 3) Usei o acento agudo apenas nas vogais tônicas em fim de palavra, pra facilitar a pronúncia e o entendimento dos interessados. Dessa forma, temos algumas palavras femininas terminadas em consoante, com acento no artigo definido posposto, como liubov/liubovtá (amor/o amor), prast/prasttá (terra/a terra) e pesen/pesentá (canção/a canção).

No segundo vídeo, uma rara apresentação ao vivo de Emil Dimitrov em 1970. No terceiro vídeo, temos o cantor russo Iosif Kobzon, conhecido como “Frank Sinatra Soviético”, e o artista búlgaro Filip Kirkorov. O belo show foi transmitido pelo canal Rossia 1 em 14 de setembro de 2012, celebrando o aniversário de 75 anos de Kobzon.




1. Колко нощи аз не спах,
Колко друми извървях –
Да се върна.
Колко песни аз изпях,
Колко мъка изживях –
Да се върна.
В мойта хубава страна
Майка, татко и жена
Да прегърна.
Там под родното небе
Чака моето дете
Да се върна.

1. Kolko noshti az ne spakh,
Kolko drumi izvarviakh –
Da se vârna.
Kolko pesni az izpiakh,
Kolko mâka izzhiviakh –
Da se vârna.
V moita khubava straná
Maika, tatko i zhená
Da pregârna.
Tam pod rodnoto nebé
Chaka moeto deté
Da se vârna.

Припев:
Моя страна, моя България,
Моя любов, моя България.
Моя тъга, моя България,
При теб ме връща вечно любовта.

Pripev:
Moia straná, moia Balgaria,
Moia liubov, moia Balgaria.
Moia tagá, moia Balgaria,
Pri teb me vrâshta vechno liubovtá.

2. Даже нейде по света,
Неизвестен да умра,
Ще се върна.
В мойта хубава страна
И тревата, и пръстта
Да прегърна.
Нека стана стръкче цвят,
Нека вятъра познат
Ме прегърне.
Нека родните поля
Да ме срещнат с песента,
Щом се върна.

2. Dazhe neide po svetá,
Neizvesten da umrá,
Shte se vârna.
V moita khubava straná
I trevata, i prasttá
Da pregârna.
Neka stana strâkche tsviat,
Neka viatara poznat
Me pregârne.
Neka rodnite poliá
Da me sreshtnat s pesentá,
Shtom se vârna.

(Pripev)

Моя страна, моя България,
Моя прекрасна страна,
Ще се върна.

Moia straná, moia Balgaria,
Moia prekrasna straná,
Shte se vârna.

____________________


1. Quantas noites não dormi,
Quantos caminhos percorri:
Tenho que voltar.
Quantas canções eu cantei,
Quantos tormentos eu passei:
Tenho que voltar.
No meu belo país,
Mãe, pai e esposa
Tenho que abraçar.
Lá, sob o céu natal,
Minha criança espera
Pela hora de eu voltar.

Refrão:
Meu país, minha Bulgária,
Meu amor, minha Bulgária,
Minha tristeza, minha Bulgária,
O amor sempre me traz de volta a você.

2. Mesmo se morrer desconhecido
Em qualquer lugar do mundo,
Eu vou voltar.
Em meu belo país,
A grama e a terra
Tenho que abraçar.
Que eu vire um talinho de flor,
Que o vento tão familiar
Me abrace.
Que os campos natais
Me recebam com uma canção
Assim que eu voltar.

(Refrão)

Meu país, minha Bulgária,
Meu país maravilhoso,
Eu vou voltar.


Kobzon diz no começo: “Конечно, я ещё не могу не вспомнить мою любимую страну, Болгарию, куда я впервые выехал из Москвы, впервые побывал за границей, и побывал в семье родных людей. И, конечно, очень рад, что у нас появился свой болгарин, Филипп Киркоров.” (Claro que não posso me esquecer de meu país preferido, a Bulgária, minha primeira estadia no exterior saindo de Moscou, junto a uma família de pessoas queridas. E, claro, estou muito feliz que apareceu entre nós um búlgaro amigável, Filip Kirkorov.)

Kirkorov diz no final: “Никакого болгарского слова, чтобы выразить благодарность, восхищение за то, что Вы сделали для всей музыки нашей страны, и взрастили мой вкус, и сегодня сделали так, что я имею честь и право выступать на Вашем юбилее. Спасибо Вам большое. С днём рождения!” (Não há palavra em búlgaro que expresse minha gratidão e admiração pelo que você fez por toda a música de nosso país, por ter educado meu gosto, e agora ter me dado a honra e o direito de cantar em seu jubileu. Muito obrigado. Feliz aniversário!) Kobzon: “Спасибо, Филипп Киркоров!” (Obrigado, Filip Kirkorov!)


quinta-feira, 4 de fevereiro de 2021

Comunismo europeu após a 2.ª Guerra


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Escrevi este comentário no vídeo mais recente do Henry Bugalho, em que o escritor opinava sobre a derrubada do canal Terça Livre do YouTube. No final, ele alude à força que um grupelho político fanático, mas ativo e coeso, pode ter numa sociedade, apesar das oposições. Julguei que este raciocínio, com alguma adaptação, também se aplicava às ditas “democracias populares”, criadas no leste da Europa após a expulsão dos nazistas, e a como os comunistas reconstruíram esses países. Em outro vídeo, talvez este, ele cita Slavoj Žižek sobre a manipulação informativa na Iugoslávia de Tito, e por isso abri uma notinha sobre isso. Acabou virando um textão, aqui pouco adaptado:

Citando o final do vídeo, sobre a coesão de grupo, não pude deixar de lembrar algo importante: quando os regimes comunistas foram implantados no leste da Europa em 1945, não foram necessariamente implantados à força pelo Exército Vermelho. Como as forças e instituições políticas, econômicas, intelectuais e sociais dos países que tinham sido ocupados pelos nazistas foram estioladas ou estavam no exílio, os comunistas tinham sido o único grupo ainda firme e coeso nesses países, sobretudo pela participação na Resistência armada. E essa coesão comunista até a Segunda Guerra deriva justamente do tipo de partido militarizado que Lenin tinha idealizado primeiro por causa da perseguição tsarista (Que fazer?), depois por causa da guerra civil de 1918-1920 (A doença infantil do “esquerdismo” no comunismo).

O plano inicial do pacto entre Stalin e o Ocidente era que esses países se tornassem “democracias populares com governos antifascistas de frente ampla”, mas como na prática os comunistas eram as únicas forças funcionais, eles acabaram aparelhando polícia, exército, Estado, burocracia etc. e perseguindo ou marginalizando todo mundo que se opunha a eles. Porque o comunismo é malvadão? Não, mas por causa do instinto de vingança, ainda mais que tinham sido perseguidos no entreguerras e que muitas forças locais colaboraram com os nazistas.

Quando as ditaduras foram implantadas praticamente pela vontade dos comunistas locais, e não por força de Moscou (cujas tropas, porém, ainda estacionadas nos locais, os protegeram tanto quanto possível), tanto a URSS quanto o Ocidente foram postos ante o fato consumado, o Ocidente obviamente não intervindo por causa do acordo de “divisão do mundo” que tinha com os soviéticos. Um não intervinha na parte que cabia ao outro, nem opinava sobre ela.

P.S. Uns vídeos atrás falando sobre os regimes de mentiras, você mencionou a ditadura do marechal Josip Broz Tito, a qual não deixava de ser cruel, porém, tem várias diferenças pra com os regimes vizinhos (sobretudo com a Albânia, que virou um cadeião a céu aberto):

  • libertou-se com muito pouca ajuda da URSS;
  • contou com um amplo movimento de massas pra ascender;
  • rompeu com Stalin já em 1948 (o que era uma baita apostasia na época);
  • abriu mais a economia ao mercado (o que teve a contrapartida de problemas capitalistas típicos, como desemprego) e teve boas relações com o Ocidente;
  • Tito tinha apoio popular relativamente amplo, por causa da Resistência e independente da ideologia comunista;
  • e ao morrer, Tito já tinha concebido o sistema de “presidência coletiva e rotativa” entre as repúblicas constituintes da antiga Iugoslávia, que ia sucedê-lo, ao contrário de outros países comunistas, em que a sucessão (ou a perpetuação no poder), sem mecanismo claro, era definida por mera confiança, acordos emergenciais ou lutas internas de poder.

Autores que me inspiraram: Sheila Fitzpatrick, Hélène Carrère d’Encausse, Serge Wolikow, Marc Ferro, Aldo Agosti, Fernando Claudín e Pierre Broué.

terça-feira, 2 de fevereiro de 2021

Como pronunciar latim eclesiástico (5)


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Em fevereiro de 2018, decidi gravar em áudio todos os textos dos livros Gradus Primus e Gradus Secundus, de Paulo Rónai, traduzi-los e montar os vídeos com as ilustrações correspondentes. Minha locução traz em voz alta as leituras destinadas ao ensino do idioma latino no ginásio (mais ou menos 5.º a 9.º ano atuais) e criadas por volta dos anos 50. Paulo Rónai foi linguista, tradutor, escritor e crítico literário, e nasceu na Hungria antes de se radicar no Brasil.

Uma das críticas feitas por latinistas acadêmicos a esse método é que os textos são muito artificiais e não refletem a realidade romana antiga da língua. Mas eu gosto muito dele porque pra quem não sabe nada, é uma introdução bem didática, e serve ainda muito bem como manual autodidata.

Como eu disse na primeira, segunda e terceira partes da série, com o livro Gradus Primus, decidi seguir a chamada “pronúncia eclesiástica”, baseada na língua italiana e hoje usada em larga escala (quando se emprega o latim) pela Igreja Católica Romana, porque ela é a mais simples, menos artificial e não padece da condição de hipótese, tal como a “pronúncia reconstituída”. Estou fazendo esta série por diversão, e pra quem não sabe nada da língua latina, embora não seja propriamente um curso. O latim também pesou pra evangelização dos eslavos, e pra elaboração cultural feita pelos santos Cirilo e Metódio, codificadores da primeira língua eslava escrita. Além disso, muitos povos eslavos (ocidentais, além de croatas e eslovenos) não vieram à influência ortodoxa de matriz grega.

Seguem abaixo os vídeos das lições de 1 a 10 do Gradus Secundus que eu já tinha gravado. No correr do tempo, vou continuar narrando os textos de Gradus Secundus, e a cada 10 lições vou fazendo postagens aqui na página. Vocês lerão também as traduções livres que eu mesmo fiz, já que elas não acompanham os livros:


OS MENINOS DE NOVO NA ESCOLA

Depois das férias escolares, os alunos se reúnem de novo na escola. Orbílio Pupilo entra. Os meninos se levantam e saúdam afavelmente o professor:

MENINOS – Bom dia, professor!

ORBÍLIO – Bom dia, meninos! Está começando hoje um novo ano letivo. Advirto-os para que frequentem assiduamente a escola, sempre estejam atentos às minhas palavras e aprendam as lições. Por acaso estão todos aqui, Lúcio?

LÚCIO – Estamos todos presentes, menos Sexto.

ORBÍLIO – Por que Sexto está ausente?

QUINTO – Ficou em casa cuidando da mãe doente.

ORBÍLIO – Espero que em breve sua mãe se recupere e nosso Sexto apareça novamente entre vocês.

AULO – O que vamos aprender com o senhor este ano, professor?

ORBÍLIO – Vamos ler e aprender a história de Roma.

AULO – O estudo da história vai nos agradar muito.

ORBÍLIO – Sábias palavras, Aulo: vai agradar e instruir. Como ensina o provérbio, a história é a mestra da vida.


(SOBRE) A MORTE DE CLÁUDIA

Poucos dias depois, Orbílio ouve dos alunos sobre a morte de Cláudia, esposa de Tito e mãe de Sexto. Afligido pelo luto, o marido pede ao professor do filho que redija uma inscrição para o sepulcro. Orbílio escreve estes versos ao amigo triste:

Estrangeiro, o que digo é pouco: pare e leia tudo.
Este é o sepulcro não belo de uma bela mulher.
Seus pais a chamaram de Cláudia.
Ela amou seu marido de (todo) coração.
Criou dois filhos: destes, um
Ela deixou na terra, o outro colocou sob a terra.
Cuidou da casa, fez a lã. Terminei. Vá embora.


(SOBRE) O CONSOLO DA SABEDORIA

Muitos amigos da família (lit. “da casa”) compareceram ao enterro de Cláudia. Após o enterro, a dor do viúvo é aliviada pelos consolos (ou “consolações”) dos amigos.

– Erga o ânimo (lit. “espírito”), meu Tito! – diz um dos amigos. – Certamente você perdeu uma ótima esposa. Mas o mesmo fim espera por todos: “a morte é certa, a hora é incerta.”

Os colegas de Sexto também vieram.

– Fique de ânimo forte, amigo – diz Quinto a Sexto. – Modere sua dor. “A paciência torna mais leve tudo o que é impiedade corrigir.” Venere a memória de sua mãe vivendo honestamente.


SOBRE RÔMULO E REMO

No dia seguinte, encontramos os alunos novamente na escola, ouvindo as palavras do professor.

– Eis as coisas admiráveis – começa Orbílio – que os historiadores [rerum scriptores] narram sobre o início de Roma [Urbs, i.e. “a Cidade”]:

As vestais, guardiãs do templo de Vesta, eram proibidas de se casar. Mas a vestal Rea Sílvia teve dois filhos, Rômulo e Remo, cujo pai era o deus Marte. O cruel tio paterno Amúlio levou os gêmeos a um escravo para que ele os matasse. Mas o escravo, mais bondoso do que (seu) senhor, abandonou os meninos na beira de um rio. Pouco depois uma loba chegou ao rio. A fera não somente não matou os pequeninos, mas (também os) alimentou com leite, até que Fáustulo, um pobre pastor do rei, os encontrasse e levasse à (sua) esposa.


RÔMULO FUNDA A CIDADE (ROMA)

– Vejam agora – continua Orbílio – quão pequenos foram os princípios de uma cidade tão grande.

Os gêmeos cresciam na casa paupérrima de Fáustulo. Os jovens viviam de roubos entre os pastores. Na idade de dezoito anos, Rômulo começou a construir uma pequena cidade no monte Palatino. Remo escarneceu das exíguas muralhas da nova cidade. “Essas suas muralhas”, diz ele, “certamente serão de grande ajuda aos seus cidadãos!” Irritado com as palavras do irmão, Rômulo matou Remo. Depois ele fundou a cidade à qual chamou de Roma, a partir de seu próprio nome.

No início, a grande cidade era mais humilde do que do que uma aldeia paupérrima.


SOBRE O RAPTO DAS SABINAS
(literalmente “Sobre as sabinas raptadas”)

QUINTO – Mas diga-nos, professor, como uma pequena cidade se transformou numa grande metrópole.

ORBÍLIO – Rômulo acolheu muitos homens da vizinhança (lit. “dos vizinhos”) na cidade.

LÚCIO – Somente homens?

ORB. – Boa pergunta (lit. “Você pergunta corretamente”): faltavam mulheres para o rei e o povo. Por isso Rômulo convidou para jogos os sabinos, vizinhos da cidade, e raptou as filhas deles.

AULO – Como os sabinos suportaram a ofensa?

ORB. – Irados, moveram uma guerra a Rômulo.

AULO – Quem venceu a guerra (lit. “na guerra”)?

ORB. – Os romanos. Mas pouco depois, os vencedores fizeram as pazes com os vencidos.


(SOBRE) OS PRIMEIROS SUCESSORES DE RÔMULO

ORBÍLIO – Chego agora aos primeiros sucessores de Rômulo.

Após a morte deste, o cidadão Numa Pompílio foi nomeado rei. De fato, Numa não promoveu nenhuma guerra, mas não foi menos útil à cidade do que Rômulo. Pois ele não somente estabeleceu as leis e os costumes aos romanos, mas também dividiu o ano em doze meses e organizou muitíssimas cerimônias e templos.

Tulo Hostílio sucedeu a Numa Pompílio. Ele retomou as guerras; venceu os albanos, subjugou os veientes pela guerra e uniu o monte Célio à cidade, assim ampliando Roma. No ano 32 de seu reinado, um raio o fulminou no palácio real.


(SOBRE) ANCO MÁRCIO E TARQUÍNIO PRISCO

LÚCIO – Quem sucedeu a Tulo Hostílio, professor?

ORBÍLIO – Anco Márcio, neto de Numa que combateu o Lácio, anexou o monte Aventino e o Janículo à cidade; além disso, fundou a cidade de Óstia sobre o mar. No vigésimo quarto ano de reinado, morreu de uma doença.

SEXTO – Quem recebeu o reino depois de Anco?

ORB. – Tarquínio Prisco. Ele duplicou o número de senadores, construiu um circo em Roma [“Romae”: genitivo com função locativa] e organizou os jogos romanos, que permanecem em nossa memória. Também venceu os sabinos e anexou não poucas terras ao território da cidade de Roma. Fez muros e esgotos; iniciou o Capitólio. No trigésimo ano de reinado, os filhos de Anco mataram o rei.


(SOBRE) O REINO DE SÉRVIO TÚLIO

QUINTO – Quem tomou o império a seu cargo após Tarquínio? Acaso foram os filhos de Anco, que o mataram?

ORBÍLIO – De forma alguma; o sucessor de Tarquínio Prisco foi seu genro, Sérvio Túlio. Ele também submeteu os sabinos; anexou três montes, o Quirinal, o Viminal e o Esquilino, a Roma; trouxe fossos em volta dos muros. Ordenou o primeiro de todos os censos, que até então era desconhecido no globo terrestre. Sob ele, Roma teve oitenta e três mil cidadãos romanos, incluindo os que estavam nos campos. No quadragésimo quarto ano de reinado, pereceu por um crime de seu genro Tarquínio, o Soberbo.


SOBRE O ÚLTIMO DOS REIS DE ROMA
(ou “O último rei de Roma”)

AULO – Tarquínio, o Soberbo, obteve o império por meio de um crime?

ORBÍLIO – Obteve, mas como vocês verão, depois ele sofreu um castigo.

O primeiro povo que ele venceu foram os volscos, que viviam perto de Roma; submeteu a cidade de Gábios; fez as pazes com os etruscos; concluiu a construção do templo de Júpiter no Capitólio. Enquanto sitiava Árdea, Bruto, ele próprio também cunhado de Tarquínio, atiçou o povo e arrebatou o império a Tarquínio. Logo o exército, que sitiava a cidade de Árdea com o próprio rei, abandonou-o. Enquanto o rei voltava, o povo não o deixou entrar em Roma. Sete reis reinaram em Roma durante duzentos e quarenta e três anos.